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𝐂𝐚𝐫𝐝𝐨𝐧 : 𝐮𝐧 𝐜𝐮𝐫é 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐚 𝐯𝐢𝐞 𝐩𝐨𝐥𝐢𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐫é𝐯𝐨𝐥𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧𝐧𝐚𝐢𝐫𝐞 (29 mai 2022)


Après son mariage, nous avions quitté le curé constitutionnel Cardon en juillet 1792. Le dernier acte d’état civil qu’il signe « Cardon curé » est du 22 octobre 1792, l’avant-veille de l’instauration de l’état-civil républicain à Sommières (24 octobre 1792).

Les registres d’état-civil ne permettent donc plus de suivre ses éventuelles activités ecclésiastiques après cette date.

Il est néanmoins resté à Sommières et, un an plus tard, on retrouve la trace de ses activités administratives et politiques dans les registres de délibérations de la commune.

Ainsi le 21 brumaire an II (11 novembre 1793), à l’occasion de la destitution des membres de la municipalité favorables aux girondins, le « curé Cardon » devient, provisoirement, officier municipal, en remplacement du citoyen Viger, lequel devrait être nommé maire de Sommières.

Mais le 30 brumaire an II (20 novembre 1793) Viger déclare publiquement : «𝘭𝘦 𝘷œ𝘶 𝘥𝘦𝘴 𝘴𝘢𝘯𝘴-𝘤𝘶𝘭𝘰𝘵𝘵𝘦𝘴 𝘥𝘦 𝘚𝘰𝘮𝘮𝘪è𝘳𝘦𝘴 é𝘵𝘢𝘪𝘵 𝘲𝘶𝘦 𝘭𝘦 𝘤𝘪𝘵𝘰𝘺𝘦𝘯 𝘊𝘢𝘳𝘥𝘰𝘯 𝘤𝘶𝘳é 𝘧û𝘵 é𝘭𝘶 𝘮𝘢𝘪𝘳𝘦, 𝘲𝘶𝘦 𝘲𝘶𝘢𝘯𝘵 à 𝘭𝘶𝘪 𝘪𝘭 𝘯’𝘢𝘤𝘤𝘦𝘱𝘵𝘢𝘪𝘵 𝘭𝘢 𝘱𝘭𝘢𝘤𝘦 𝘲𝘶𝘦 𝘱𝘢𝘳 𝘴𝘰𝘶𝘮𝘪𝘴𝘴𝘪𝘰𝘯, 𝘲𝘶’𝘪𝘭 𝘯𝘰𝘶𝘴 𝘢𝘴𝘴𝘶𝘳𝘢𝘪𝘵 𝘲𝘶𝘦 𝘱𝘦𝘳𝘴𝘰𝘯𝘯𝘦 𝘯’é𝘵𝘢𝘪𝘵 𝘮𝘪𝘦𝘶𝘹 𝘥𝘢𝘯𝘴 𝘭𝘦 𝘤𝘢𝘴 𝘥𝘦 𝘭𝘢 𝘳𝘦𝘮𝘱𝘭𝘪𝘳 𝘲𝘶𝘦 𝘭𝘦 𝘤𝘪𝘵𝘰𝘺𝘦𝘯 𝘊𝘢𝘳𝘥𝘰𝘯 𝘱𝘢𝘳 𝘴𝘦𝘴 𝘵𝘢𝘭𝘦𝘯𝘵𝘴, 𝘴𝘦𝘴 𝘭𝘶𝘮𝘪è𝘳𝘦𝘴 𝘦𝘵 𝘭𝘢 𝘧𝘦𝘳𝘮𝘦𝘵é. 𝘘𝘶’𝘪𝘭 𝘴𝘶𝘱𝘱𝘭𝘪𝘢𝘪𝘵 𝘭𝘦𝘴 𝘵𝘳𝘰𝘪𝘴 𝘤𝘰𝘳𝘱𝘴 𝘤𝘰𝘯𝘴𝘵𝘪𝘵𝘶é𝘴 𝘥𝘦 𝘷𝘰𝘶𝘭𝘰𝘪𝘳 𝘣𝘪𝘦𝘯 𝘭𝘦 𝘤𝘩𝘢𝘯𝘨𝘦𝘳 𝘥𝘦 𝘱𝘭𝘢𝘤𝘦 𝘱𝘢𝘳𝘤𝘦 𝘲𝘶’𝘪𝘭 𝘯𝘦 𝘴𝘦 𝘴𝘦𝘯𝘵𝘢𝘪𝘵 𝘱𝘢𝘴 𝘥𝘢𝘯𝘴 𝘭𝘦 𝘤𝘢𝘴 𝘥𝘦 𝘳𝘦𝘮𝘱𝘭𝘪𝘳 𝘭𝘦𝘴 𝘧𝘰𝘯𝘤𝘵𝘪𝘰𝘯𝘴 𝘥𝘦 𝘭𝘢 𝘮𝘢𝘪𝘳𝘪𝘦 𝘢𝘷𝘦𝘤 𝘵𝘰𝘶𝘴 𝘭𝘦𝘴 𝘵𝘢𝘭𝘦𝘯𝘵𝘴 𝘲𝘶’𝘦𝘭𝘭𝘦 𝘦𝘹𝘪𝘨𝘦 𝘤𝘰𝘮𝘮𝘦 𝘭𝘦 𝘤𝘪𝘵𝘰𝘺𝘦𝘯 𝘊𝘢𝘳𝘥𝘰𝘯 ».

Cette démission ne semble pas avoir été acceptée, puisque Viger prête serment comme maire le 1er frimaire an II (21 novembre 1793). Le lendemain Cardon est élu « officier public » (équivalent d’un adjoint au maire). La signature « Cardon officier » figure dorénavant au bas de la plupart des actes de la commune. Il rédige aussi et signe les actes d’état-civil.

Le 18 frimaire an II (8 décembre 1793), Cardon préside une séance extraordinaire de la société des sans-culottes de Sommières, dont il signe le compte-rendu « Cardon président » (voir les illustrations).




Il est intéressant de noter que le 1er nivôse an II (21 décembre 1793) la signature de Cardon ne figure pas au bas de l’arrêté demandant que « 𝘭𝘦𝘴 𝘳𝘪𝘤𝘩𝘦𝘴𝘴𝘦𝘴 𝘥𝘦 𝘭’é𝘨𝘭𝘪𝘴𝘦 𝘴𝘦𝘳𝘰𝘯𝘵 𝘷𝘦𝘳𝘴é𝘦𝘴 𝘢𝘶 𝘵𝘳é𝘴𝘰𝘳 𝘱𝘶𝘣𝘭𝘪𝘤 𝘢𝘱𝘳è𝘴 𝘪𝘯𝘷𝘦𝘯𝘵𝘢𝘪𝘳𝘦 ». Elle figure cependant au bas de l’arrêté décidant de faire fondre la cloche de l’église le 11 nivôse an II (31 décembre 1793) et de celui décidant de transformer l’église en temple de la Raison le 23 nivôse an II (12 janvier 1794).

Le 1er pluviôse an II (20 janvier 1794), la municipalité enregistre une dénonciation, envoyée au «𝘳𝘦𝘱𝘳é𝘴𝘦𝘯𝘵𝘢𝘯𝘵 𝘥𝘶 𝘱𝘦𝘶𝘱𝘭𝘦 𝘥𝘢𝘯𝘴 𝘭𝘦𝘴 𝘥é𝘱𝘢𝘳𝘵𝘦𝘮𝘦𝘯𝘵𝘴 𝘮é𝘳𝘪𝘥𝘪𝘰𝘯𝘢𝘶𝘹 », 𝘥𝘦 𝘱𝘭𝘶𝘴𝘪𝘦𝘶𝘳𝘴 𝘤𝘪𝘵𝘰𝘺𝘦𝘯𝘴 𝘥𝘰𝘯𝘵 « 𝘭𝘦 𝘴𝘦𝘤𝘰𝘯𝘥 𝘯𝘰𝘮𝘮é 𝘊𝘢𝘳𝘥𝘰𝘯 𝘱𝘳ê𝘵𝘳𝘦 𝘦𝘵 𝘤𝘶𝘳é, 𝘷𝘦𝘯𝘶 𝘥’𝘰𝘯 𝘯𝘦 𝘴𝘢𝘪𝘵 𝘥’𝘰ù, 𝘢 𝘢𝘱𝘱𝘰𝘳𝘵é 𝘢𝘷𝘦𝘤 𝘭𝘶𝘪 𝘵𝘰𝘶𝘴 𝘭𝘦𝘴 𝘷𝘪𝘤𝘦𝘴 𝘥𝘦 𝘴𝘦𝘴 𝘱𝘢𝘳𝘦𝘪𝘭𝘴. 𝘋’𝘢𝘣𝘰𝘳𝘥 𝘴𝘰𝘶𝘱𝘭𝘦 𝘦𝘵 𝘳𝘢𝘮𝘱𝘢𝘯𝘵, 𝘪𝘭 𝘴𝘦 𝘮𝘰𝘯𝘵𝘳𝘢 𝘭𝘦 𝘤𝘩𝘢𝘶𝘥 𝘱𝘢𝘳𝘵𝘪𝘴𝘢𝘯 𝘥𝘶 𝘧é𝘥é𝘳𝘢𝘭𝘪𝘴𝘮𝘦, 𝘤’𝘦𝘴𝘵 𝘭𝘶𝘪 𝘲𝘶𝘪 𝘪𝘯𝘤𝘪𝘵𝘢𝘪𝘵 𝘭𝘦𝘴 𝘫𝘦𝘶𝘯𝘦𝘴 𝘨𝘦𝘯𝘴 𝘥𝘢𝘯𝘴 𝘭𝘦𝘴 𝘤𝘢𝘧é𝘴, 𝘲𝘶𝘪 𝘭𝘦𝘶𝘳 𝘥𝘪𝘴𝘢𝘪𝘵 𝘲𝘶𝘦 𝘴’𝘪𝘭𝘴 é𝘵𝘢𝘪𝘦𝘯𝘵 𝘲𝘶𝘦𝘭𝘲𝘶𝘦𝘴-𝘶𝘯𝘴 à 𝘴𝘦 𝘫𝘰𝘪𝘯𝘥𝘳𝘦 à 𝘭𝘶𝘪, 𝘪𝘭 𝘴𝘦 𝘮𝘦𝘵𝘵𝘳𝘢𝘪𝘵 à 𝘭𝘦𝘶𝘳 𝘵ê𝘵𝘦 𝘱𝘰𝘶𝘳 𝘮𝘢𝘳𝘤𝘩𝘦𝘳 𝘴𝘶𝘳 𝘗𝘢𝘳𝘪𝘴, 𝘲𝘶’𝘪𝘭 𝘵𝘳𝘢𝘪𝘵𝘢𝘪𝘵 𝘥𝘦 𝘙𝘦𝘣𝘦𝘭𝘭𝘦. 𝘊’𝘦𝘴𝘵 𝘭𝘶𝘪 𝘲𝘶𝘪, 𝘱𝘰𝘶𝘳 𝘭𝘦𝘴 𝘮𝘪𝘦𝘶𝘹 𝘴𝘵𝘪𝘮𝘶𝘭𝘦𝘳 𝘭𝘦𝘶𝘳 𝘢𝘴𝘴𝘶𝘳𝘢𝘪𝘵 𝘲𝘶’𝘪𝘭 𝘴’é𝘵𝘢𝘪𝘵 𝘥é𝘫à 𝘧𝘢𝘪𝘵 𝘪𝘯𝘴𝘤𝘳𝘪𝘳𝘦 𝘦𝘵 𝘲𝘶𝘪 𝘭𝘦𝘴 𝘵𝘳𝘢𝘪𝘵𝘢𝘪𝘵 𝘥𝘦 𝘭â𝘤𝘩𝘦𝘴, 𝘷𝘰𝘺𝘢𝘯𝘵 𝘴𝘦𝘴 𝘴𝘶𝘨𝘨𝘦𝘴𝘵𝘪𝘰𝘯𝘴 𝘱𝘦𝘳𝘧𝘪𝘥𝘦𝘴 𝘯𝘦 𝘱𝘢𝘴 𝘳é𝘶𝘴𝘴𝘪𝘳 𝘷𝘰𝘶𝘭𝘶𝘵 𝘭𝘦𝘴 𝘦𝘯 𝘱𝘶𝘯𝘪𝘳 𝘦𝘯 𝘴𝘦 𝘤𝘰𝘶𝘷𝘳𝘢𝘯𝘵 𝘥𝘶 𝘮𝘢𝘴𝘲𝘶𝘦 𝘥𝘶 𝘱𝘢𝘵𝘳𝘪𝘰𝘵𝘪𝘴𝘮𝘦, 𝘦𝘯 𝘪𝘯𝘵𝘳𝘪𝘨𝘢𝘯𝘵 𝘱𝘰𝘶𝘳 𝘰𝘣𝘵𝘦𝘯𝘪𝘳 𝘭𝘢 𝘱𝘭𝘢𝘤𝘦 𝘥𝘦 𝘮𝘢𝘪𝘳𝘦, 𝘦𝘯 𝘴𝘦 𝘳𝘦𝘮𝘶𝘢𝘯𝘵 𝘫𝘶𝘴𝘲𝘶’à 𝘤𝘦 𝘲𝘶’𝘪𝘭 𝘧𝘶𝘵 𝘯𝘰𝘮𝘮é 𝘰𝘧𝘧𝘪𝘤𝘪𝘦𝘳 𝘮𝘶𝘯𝘪𝘤𝘪𝘱𝘢𝘭 𝘥𝘢𝘯𝘴 𝘭𝘢 𝘷𝘶𝘦 𝘥’𝘦𝘹𝘦𝘳𝘤𝘦𝘳 𝘶𝘯 𝘥𝘦𝘴𝘱𝘰𝘵𝘪𝘴𝘮𝘦 𝘢𝘧𝘧𝘳𝘦𝘶𝘹 𝘦𝘵 𝘪𝘯𝘴𝘶𝘱𝘱𝘰𝘳𝘵𝘢𝘣𝘭𝘦, 𝘤’𝘦𝘴𝘵 𝘭𝘶𝘪 𝘦𝘯𝘧𝘪𝘯 𝘲𝘶𝘪 𝘷𝘰𝘺𝘢𝘯𝘵 𝘱𝘦𝘳𝘥𝘳𝘦 𝘢𝘷𝘦𝘤 𝘴𝘰𝘯 𝘵𝘳𝘢𝘪𝘵𝘦𝘮𝘦𝘯𝘵 𝘴𝘦𝘴 𝘱𝘭𝘶𝘴 𝘤𝘩è𝘳𝘦𝘴 𝘦𝘴𝘱é𝘳𝘢𝘯𝘤𝘦𝘴 𝘦𝘹𝘩𝘢𝘭𝘦 𝘦𝘵 𝘷𝘰𝘮𝘪𝘵 𝘵𝘰𝘶𝘵𝘦 𝘴𝘢 𝘳𝘢𝘨𝘦 𝘱𝘰𝘶𝘳 𝘲𝘶𝘦 𝘴𝘰𝘯 𝘷𝘦𝘯𝘪𝘯 𝘦𝘮𝘱𝘰𝘪𝘴𝘰𝘯𝘯𝘦 𝘵𝘰𝘶𝘴 𝘤𝘦𝘶𝘹 𝘤𝘰𝘯𝘵𝘳𝘦 𝘲𝘶𝘪 𝘪𝘭 𝘤𝘩𝘦𝘳𝘤𝘩𝘦 à 𝘭𝘢 𝘥𝘪𝘳𝘪𝘨𝘦𝘳 ». (suivent les signatures d’une centaine de citoyens).

Nous ignorons la suite donnée à cette dénonciation, mais la signature de Cardon disparait du registre pendant quelques jours, pour réapparaitre dès le 24 pluviôse an II (12 février 1794).

On la trouve notamment le 12 ventôse an II (2 mars 1794) au bas de l’arrêté approuvant les réparations à faire au « Temple de la Raison » (ci-devant église Saint-Pons).

Le 13 ventôse an II (3 mars 1794), Cardon est nommé provisoirement « agent national » (représentant de l’état auprès de la commune) en remplacement de Jean-Louis Dumas suspendu. Le 17 ventôse an II (7 mars 1794), il est remplacé dans ces fonctions d’officier public par le citoyen Gaussen.

Le 3 germinal an II (23 mars 1794), à l’occasion d’une nouvelle épuration de la municipalité, la nomination de Cardon comme « agent national » est confirmée.

Il ne restera pas longtemps en place puisque le 20 germinal an II (9 avril 1794), un arrêté prend acte de sa démission « 𝘢𝘵𝘵𝘦𝘯𝘥𝘶 𝘲𝘶’𝘪𝘭 𝘷𝘪𝘦𝘯𝘵 𝘥’ê𝘵𝘳𝘦 𝘯𝘰𝘮𝘮é 𝘤𝘢𝘱𝘪𝘵𝘢𝘪𝘯𝘦 𝘥𝘶 𝘤𝘰𝘯𝘷𝘰𝘪 ». A cette occasion « 𝘭𝘦 𝘤𝘰𝘳𝘱𝘴 𝘮𝘶𝘯𝘪𝘤𝘪𝘱𝘢𝘭 𝘲𝘶𝘪 𝘢 𝘥é𝘫à 𝘵é𝘮𝘰𝘪𝘨𝘯é 𝘵𝘰𝘶𝘵 𝘭𝘦 𝘳𝘦𝘨𝘳𝘦𝘵 𝘱𝘰𝘴𝘴𝘪𝘣𝘭𝘦 𝘴𝘶𝘳 𝘭𝘢 𝘭𝘦𝘤𝘵𝘶𝘳𝘦 𝘥𝘦 𝘭𝘢 𝘭𝘦𝘵𝘵𝘳𝘦 𝘥𝘶𝘥𝘪𝘵 𝘊𝘢𝘳𝘥𝘰𝘯 𝘯é𝘢𝘯𝘮𝘰𝘪𝘯𝘴 𝘤𝘰𝘯𝘴𝘪𝘥é𝘳𝘢𝘯𝘵 𝘲𝘶𝘦 𝘲𝘶𝘰𝘪𝘲𝘶𝘦 𝘭𝘦 𝘤𝘪𝘵𝘰𝘺𝘦𝘯 𝘊𝘢𝘳𝘥𝘰𝘯 𝘧𝘶𝘵 𝘶𝘯 𝘥𝘦 𝘴𝘦𝘴 𝘮𝘦𝘮𝘣𝘳𝘦𝘴 𝘵𝘳è𝘴 𝘶𝘵𝘪𝘭𝘦 𝘵𝘢𝘯𝘵 à 𝘳𝘢𝘪𝘴𝘰𝘯 𝘥𝘦 𝘴𝘦𝘴 𝘭𝘶𝘮𝘪è𝘳𝘦𝘴 𝘲𝘶𝘦 𝘥𝘦 𝘴𝘰𝘯 𝘢𝘤𝘵𝘪𝘷𝘪𝘵é, 𝘴𝘰𝘯 𝘵𝘢𝘭𝘦𝘯𝘵 𝘦𝘵 𝘴𝘰𝘯 é𝘯𝘦𝘳𝘨𝘪𝘦 𝘱𝘦𝘶𝘷𝘦𝘯𝘵 𝘦𝘯𝘤𝘰𝘳𝘦 𝘮𝘪𝘦𝘶𝘹 𝘴𝘦𝘳𝘷𝘪𝘳 𝘭𝘢 𝘱𝘢𝘵𝘳𝘪𝘦 𝘥𝘢𝘯𝘴 𝘭𝘦 𝘯𝘰𝘶𝘷𝘦𝘢𝘶 𝘦𝘮𝘱𝘭𝘰𝘪 𝘲𝘶𝘪 𝘭𝘶𝘪 𝘢 é𝘵é 𝘤𝘰𝘯𝘧𝘪é 𝘲𝘶𝘦 𝘤𝘦 𝘮𝘰𝘵𝘪𝘧 𝘦𝘴𝘵 𝘭𝘦 𝘴𝘦𝘶𝘭 𝘱𝘳𝘰𝘱𝘳𝘦 à 𝘥é𝘵𝘦𝘳𝘮𝘪𝘯𝘦𝘳 𝘭𝘦 𝘤𝘰𝘯𝘴𝘦𝘪𝘭 𝘨é𝘯é𝘳𝘢𝘭 𝘥𝘦 𝘭𝘢 𝘤𝘰𝘮𝘮𝘶𝘯𝘦 à 𝘢𝘤𝘤𝘦𝘱𝘵𝘦𝘳 𝘴𝘢 𝘥é𝘮𝘪𝘴𝘴𝘪𝘰𝘯 ».

Le nom de Cardon apparait une dernière fois dans les délibérations de la commune le 28 floréal an II (17 mai 1794) lorsque son successeur provisoire Paul Croye est définitivement confirmé comme « agent national ».

La suite des aventures révolutionnaires du « curé Cardon » nous est inconnue.

En 1795, il quitte la France pour l’Italie, et se retire au monastère de Casamari dont il devient prieur en 1798. Il meurt le 14 mai 1799, victime de soldats français. Il est béatifié en avril 2021, sous le nom de Siméon Cardon.

Jean-Louis Barbut

D’après les délibérations de la commune de Sommières 1790-an III, conservées aux archives municipales et accessibles sur Brozer.fr.

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