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Rue Compane (5 décembre 2021)


𝐂𝐨𝐧𝐭𝐢𝐧𝐮𝐨𝐧𝐬 𝐧𝐨𝐭𝐫𝐞 𝐩𝐞𝐭𝐢𝐭 𝐭𝐨𝐮𝐫 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐞𝐬 𝐫𝐮𝐞𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐯𝐢𝐥𝐥𝐞 : 𝐑𝐮𝐞 𝐂𝐨𝐦𝐩𝐚𝐧𝐞

La rue Compane démarre à gauche, au milieu de la montée du Pont, RD, passe sous les maisons, s’allonge parallèlement à Vidourle vers le Nord puis forme un angle droit pour rejoindre la route de Salinelles. Elle s’est appelée rue de la Campane (allusion à la cloche de l’église St Amant ?), rue de la Companne, la femme ou la fille de Compan ? On connait la date de baptême, 25 mars 1678, de Marguerite Compan(ne) fille de Pierre Compang jardinier, habitant de la rue et qui possédait un terrain au NO portant aujourd’hui sur le cadastre le nom de COMPAN. Autrefois les propriétaires donnaient souvent leur propre nom à leurs parcelles. L’hypothèse est ici la plus probable. « 𝘊𝘦𝘯𝘴𝘪𝘷𝘦𝘴 (𝘵𝘢𝘹𝘦𝘴) 𝘥𝘶𝘦𝘴 𝘢𝘶𝘹 𝘘𝘶𝘢𝘵𝘳𝘦 𝘗𝘳ê𝘵𝘳𝘦𝘴 (𝘧𝘰𝘯𝘥𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯 𝘳𝘦𝘭𝘪𝘨𝘪𝘦𝘶𝘴𝘦) : 𝘫𝘢𝘳𝘥𝘪𝘯 𝘥𝘦 𝘊𝘰𝘮𝘱𝘢𝘯. 𝘓𝘦𝘴 𝘩𝘰𝘪𝘳𝘴 (𝘩é𝘳𝘪𝘵𝘪𝘦𝘳𝘴) 𝘥𝘦 𝘊𝘰𝘮𝘱𝘢𝘯 𝘗𝘪𝘦𝘳𝘳𝘦 : 𝘶𝘯 𝘫𝘢𝘳𝘥𝘪𝘯 à 𝘳𝘰𝘶𝘦 (𝘱𝘰𝘶𝘴𝘢𝘳𝘢𝘤𝘢= 𝘯𝘰𝘳𝘪𝘢) 𝘢𝘴𝘴𝘪𝘴 𝘱𝘳è𝘴 𝘭𝘦 𝘥𝘪𝘵 𝘚𝘰𝘮𝘮𝘪è𝘳𝘦𝘴. 1 𝘴é𝘵é𝘳é𝘦 » Date : 1660. La sétérée, à Sommières, présente une superficie de 20 a soit 2 000 m2. Le terrain COMPAN actuel s’étend de la rue Compane (parking de la passerelle) jusqu’au passage qui descend aux passes de Vidourle sous le moulin de Gravevesse. Quant à l’église Saint Amant nous savons qu’elle était primitivement située au quartier d’Escoute Poul. C’était une petite église romane (XIIe siècle), à l’emplacement d’une ancienne léproserie, dont on peut encore voir des fondations dans une propriété privée. Elle est détruite vers 1562. (Guerres de religion). Antoine Viger, ancien maire de Sommières démissionnaire en 1809, peu fiable historiquement, indique : « 𝘓𝘦𝘴 𝘷𝘦𝘴𝘵𝘪𝘨𝘦𝘴 𝘦𝘵 𝘳𝘶𝘪𝘯𝘦𝘴 𝘥𝘦 𝘭’𝘢𝘶𝘵𝘳𝘦 𝘤𝘰𝘶𝘷𝘦𝘯𝘵 𝘴𝘦 𝘷𝘰𝘺𝘦𝘯𝘵 𝘦𝘯𝘤𝘰𝘳𝘦 𝘢𝘶 𝘮ê𝘮𝘦 𝘵𝘦𝘳𝘳𝘰𝘪𝘳 𝘯𝘰𝘮𝘮é 𝘔𝘢𝘭𝘦𝘷𝘪𝘳𝘢𝘥𝘦 à 𝘱𝘦𝘶 𝘥𝘦 𝘥𝘪𝘴𝘵𝘢𝘯𝘤𝘦 𝘥𝘦 𝘭𝘢 𝘷𝘪𝘭𝘭𝘦, 𝘰ù 𝘭’𝘰𝘯 𝘷𝘰𝘪𝘵 𝘱𝘢𝘳𝘵𝘪𝘦 𝘥𝘶 𝘴𝘢𝘯𝘤𝘵𝘶𝘢𝘪𝘳𝘦 𝘥𝘦 𝘭’é𝘨𝘭𝘪𝘴𝘦, 𝘢𝘷𝘦𝘤 𝘲𝘶𝘦𝘭𝘲𝘶𝘦𝘴 𝘳𝘦𝘴𝘵𝘦𝘴 𝘥𝘦 𝘱𝘦𝘪𝘯𝘵𝘶𝘳𝘦𝘴 𝘴𝘶𝘳 𝘭𝘦𝘴 𝘮𝘶𝘳𝘢𝘪𝘭𝘭𝘦𝘴 𝘦𝘵 𝘭𝘦 𝘮𝘪𝘭𝘭é𝘴𝘪𝘮𝘦 𝘥𝘦 𝘴𝘢 𝘥é𝘥𝘪𝘤𝘢𝘤𝘦 𝘰𝘶 𝘭𝘦 𝘵𝘦𝘮𝘱𝘴 𝘥𝘦 𝘴𝘢 𝘤𝘰𝘯𝘴𝘵𝘳𝘶𝘤𝘵𝘪𝘰𝘯… » Le culte catholique est transféré dans la petite tour en bout du Pont rive droite, la tour de la Gleisette détruite en 1715. L’évêque Séguier lors de sa visite pastorale trouve ce lieu « peu convenable ». Donc nouveau déménagement route de Montpellier, sur un terrain acheté à Fraissinet de Montagnac au bord de Vidourle. Une crue importante est sans doute la cause de sa ruine définitive, Jean Cavalier, en 1703 l’ayant déjà passablement malmenée. Elle figure en pointillés sur le cadastre napoléonien. Aménagée quelques années plus tard dans une ancienne maison à l’angle du pont et de la rue Compane, comme on peut le voir sur un document provenant des AC de Sommières et daté de 1715, la nouvelle église possède un petit clocher et sa cloche. Désaffectée à la Révolution, la cloche est descendue le 6 août 1791 et expédiée au Service des Monnaies à Montpellier. L’église et le presbytère sont vendus aux enchères publiques le 15 février 1792 à un dénommé Roux ancien maire de Sommières.



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